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Un tueur silencieux

On parle souvent de la maladie de l’aorte comme d’un tueur silencieux, parce qu’elle ne provoque généralement pas de symptômes pour alerter le patient ou le médecin. Par contre, ses conséquences peuvent être catastrophiques, comme en cas de dissection aortique (une rupture de la couche interne de cette artère majeure). Un diagnostic et une prise en charge rapides sont critiques, puisque le taux de mortalité peut atteindre 1% par heure jusqu’à la réparation chirurgicale.

La pathologie

L’aorte est la plus grande et la plus grosse artère du corps humain. Elle apporte du sang oxygéné à toutes les parties du corps via la circulation. L’aorte peut être le siège de plusieurs maladies : elle peut être dilatée, déchirée, calcifiée, avoir des malformations…
La spécificité de la maladie de l’aorte est une dégradation du tissu élastique de l’aorte, fragilisant l’intégrité de la paroi du vaisseau sanguin. La section fragilisée peut à son tour se distendre et accroitre la fragilité de la paroi selon la loi de Laplace. Les portions les plus faibles se transforment ainsi en anévrismes qui vont éventuellement se rompre et/ou provoquer des déchirures appelées «dissections aortiques». Ces dernières peuvent avoir de graves conséquences. S’ils sont dépistés à temps, les patients sont amenés en chirurgie le plus vite possible afin de réparer les dommages ou de remplacer des portions de l’artère.


Un environnement où la maladie de l’aorte occupe le devant de la scène

Jusqu’ici, la prise en charge de la maladie de l’aorte n’était pas bien cadrée car dépistée par le médecin traitant, le cardiologue, le chirurgien cardiovasculaire, l’urologue ou encore le spécialiste en médecine interne… Chacun l’approchant à sa façon.  L’équipe de chirurgie cardiovasculaire du GHdC a donc souhaité créer un environnement où la maladie de l’aorte occuperait le devant de la scène, afin de pouvoir être mieux comprise et mieux traitée par la communauté médicale. Des réunions scientifiques (GLEM, dodécagroupe) sont organisées dans ce but. Les médecins de famille sont en première ligne », expliquent les Drs Swaelens et Trifan, responsables de la clinique, ce sont eux que les patients voient régulièrement. Si le médecin reçoit les résultats d’une échocardiographie ou d’un scanner et que quelque chose ne va pas, il faut que ça lui parle.

Prise en charge

Un parcours ‘médecin généraliste-patient’ facilité

À travers cette clinique, le parcours médecin-patient est facilité et la clinique se positionne comme centre de référence dans cette affection.
En cas de syndrome aortique aigu (rupture ou dissection), un SOS aorte comportant un numéro unique (permettant une communication directe avec le chirurgien cardiovasculaire de garde) sera prochainement mis en place.
Par ailleurs, la clinique de l’aorte a pour but de collecter toutes les données de cette pathologie dans un registre et collaborer avec d’autres centres au niveau national et international.
L’objectif ultime est de réaliser cette prise en charge chirurgicale en réduisant au maximum la mortalité et la morbidité, et selon des méthodes de moins en moins invasives. À cet effet, les Drs Trifan et Swaelens se sont formés à l’étranger dans des centres experts afin d’apporter ces nouvelles techniques mini-invasives (hybride et/ou endovasculaire) dans une salle hybride de nouvelle génération.

Quel suivi pour les patients ?

Les patients orientés vers la Clinique de l’aorte rencontreront un chirurgien cardiovasculaire. Si le chirurgien est l’acteur principal de la clinique, il est néanmoins entouré de toute une équipe en provenance d’autres spécialités : cardiologie, génétique, imagerie, rhumatologie… La clinique peut également compter sur l’appui de deux infirmières coordinatrices.
À l’aide de tests d’imagerie et de rendez-vous de suivi, ceux-ci évalueront très précisément les facteurs de risque de complications pour mettre en œuvre un plan de prise en charge personnalisé. La prise en charge des patients peut être médicamenteuse ou chirurgicale, selon le cas. Si une intervention chirurgicale de l’aorte est requise, les patients recevront des renseignements sur l’intervention chirurgicale, la préparation à l’opération et l’hospitalisation. Après leur opération, ils rencontreront le chirurgien à la Clinique de l’aorte et des visites de suivi à long terme seront fixées.

L'équipe

Les Drs Charles SWAELENS et Bogdan TRIFAN sont chirurgiens cardiovasculaires et se sont formés à l’étranger.

 

Contact

Secrétariat  Saint Joseph :  071 10 75 93

Secrétariat Notre Dame :  071 10 26 56

 

 

 

 

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