Premiers secours

Les gestes de premier secours

Les gestes de premiers secours spécifiques sont :

1.    Appeler les secours en cas de brûlure grave (112).

2.    Arrêter le processus thermique.  Si les vêtements brûlent, le feu sera éteint en roulant la victime sur le sol ou en l’enveloppant et en l’enserrant dans une couverture ou en aspergeant la victime d’eau (voir cooling). La victime n’est pas aidée si les secouristes se brûlent eux-mêmes les mains ou d’autres parties du corps.  Il est donc important que les manœuvres d’extinction se déroulent sans que les sauveteurs eux-mêmes ne deviennent des victimes. Les vêtements carbonisés et encore chauds voire brûlants agissant comme réservoir de chaleur doivent être enlevés le plus rapidement possible à condition qu’ils n’adhèrent pas aux chairs de la victime.  Si les vêtements sont imprégnés de liquide chaud ou caustique, ils doivent être ôtés le plus rapidement possible car ils sont responsables d’un approfondissement des lésions par effet cataplasme.  Retirer les bagues et alliances avant que l’œdème (gonflement) ne se développe.

3.    Cooling : refroidir le plus rapidement possible par eau tiède (20°C) les brûlures pour en prévenir l’aggravation en profondeur.  Une durée de 20 minutes sous l’eau courante à 20°C (de 8° à 25°C) est recommandée pour les brûlures de moins de 20% et en se méfiant du risque d’hypothermie centrale, surtout chez le jeune enfant et la personne âgée.  Pour les brûlures de plus de 20% on recommande un cooling de 5 minutes, toujours suivi d’un séchage et d’un réchauffement passif.  Le rinçage de la brûlure sous le jet d’un robinet, d’une douche voire d’un tuyau d’arrosage est la technique la plus efficace.  Eponger ou utiliser un spray peut aussi être efficace.  L’application de linges mouillés est moins efficace car ils ne sont pas en contact étroit avec toute la zone brûlée et ils se réchauffent rapidement au contact du corps.  Afin de constituer une alternative valable, ils doivent être changés fréquemment. 
Pourquoi refroidir les brûlures ?  Les travaux de Sorensen en 1967 et de Davies en 1981 sur le cooling montrent que celui-ci permet d’extraire la chaleur des tissus brûlés, diminue la libération d’histamine et de kinines, améliore la microcirculation locale et réduit la profondeur de la brûlure.  

4.    Déshabillage : retrait des vêtements brûlés, surtout si ceux-ci sont imprégnés de liquides chauds ou caustiques responsables de l’approfondissement des lésions par un effet cataplasme et retrait des bagues, bracelets, montres, ceintures, vêtements serrants, pièces métalliques conservant longtemps la chaleur.  Lors de brûlure chimique, il est utile de placer les vêtements contaminés dans un sac plastique afin d’éviter toute contamination accidentelle.

5.    Couverture de la brûlure : il ne faut pas traiter la brûlure en dehors du recouvrement par un linge stérile ou propre ou encore un film alimentaire transparent.  A ce stade, la brûlure doit être considérée comme une plaie stérile que l’on doit protéger d’une surinfection.  Ne pas perdre de temps dans la réalisation de pansements sophistiqués et coûteux ou à base d’antibiotiques qui seront de toute façon défaits lors de l'arrivée dans un centre de grands brûlés (CGB) pour l’évaluation des brûlures.

Extrait des recommandations de la BABI (Belgian association for burn injuries) en 2017. Pour consulter le document dans son ensemble,

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